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PARTICIPATION, FAB LAB ET TRANSFORMATION DU MONDE

Les Fab Labs, ces laboratoires de fabrication, proposent un accès démocratique aux outils de fabrication, ils permettent à plusieurs personnes de travailler ensemble, selon un processus de conception ouvert. Et ce sont ces processus de collaboration ouverts qui posent des questions aux acteurs publics : faut-il considérer les Fab Lab comme de nouvelles formes de services publics ? La question pourrait paraître incongrue, pourtant, dans de nombreux endroits (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Singapour, France, Barcelon…), les autorités publiques réfléchissent à l’impact de ces lieux sur la société et préparent des politiques de soutien à ces nouvelles formes de fabrication. Si l’un des objectifs de ces investissements est de relocaliser l’industrie manufacturière, dans les faits, avant de passer à la phase de régulation, ils sont pour l’instant dans la première phase, celle de la promotion visant à développer le réseau et les systèmes de fabrication numériques. Par conséquent, la conception ouverte que les Fab Labs promeuvent peut-elle insuffler de nouvelles valeurs aux décideurs politiques ? Les process Bottom Up remplacer les process Top Down, les procédures distribuées, les procédures centralisées ? Pour les analystes la participation n’est pas l’objet de cette nouvelle culture du DIY (do it yourself), du prototype, de la cocréation et de l’ouverture, c’est un levier. Un levier pour transformer le monde et ses valeurs. Et il y a selon eux une possibilité pour que les pouvoirs publics s’en emparent et relaient ces valeurs que le numérique propose via une gamme d’outils pour se réapproprier le pouvoir, pour proposer de nouvelles façons de faire politique. Plus que les outils et inventions, ce sont elles qui changeront le monde, qui nous aideront à le réparer et à nous le réapproprier.

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QUAND L’AUDIT DEVIENT PLAISANT

Comment utiliser l’audit, tâche a priori plutôt peu gratifiante, pour créer de la transversalité entre les services, entre les catégories de fonctionnaires et favoriser le brassage des idées et l’émergence d’une culture commune ?Serge Guillemin, directeur qualité de la ville de Besançon, a tenté l’expérience. En 2005, il ouvre la fonction d’auditeur interne à toute personne volontaire dans son administration et lance une grande campagne de recrutement. Il forme ensuite ces volontaires à une méthode d’audit tournée vers l’amélioration continue et la bienveillance plutôt que vers le contrôle et la sanction : l’écoute et le regard extérieur est en lui-même utile et force de proposition pour le service audité, au-delà des connaissances préalables, des indicateurs de performance ou des différentes normes ISO. Aujourd’hui, il y a 70 agents volontaires, dont 50% de catégorie A, 25% de catégorie B et 25% de catégorie C , qui ont environ trois missions d’audit de services par an, à raison d’un jour de travail par audit, rapport compris.L’expérience est même allée au-delà de l’administration seule puisque Besançon a développé l’audit croisé inter-organisation (95 entreprises / organisations / administrations s’auditent mutuellement les uns les autres). Parmi les retombées positives, on peut citer le fait que l’audit est désacralisé car porté et compris par une communauté transverse au sein de l’administration. Mais surtout, au bout de huit ans de programme, le recours aux consultants externes baisse dans l’administration… avec l’économie de coûts que cela implique. Et les audits permettent de découvrir d’autres manières de faire et de brasser les idées. Enfin, comble de la transgression, cette communauté de d’auditeurs volontaires se retrouve pendant deux jours intenses de séminaire une fois par an pour produire des documents pédagogiques (guide, jeu…) et capitaliser les expériences.

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LA BANQUE VILLAGEOISE

Une centaine d’habitants de la vallée d’Aspe ont décidé de re-dynamiser l’économie de leur territoire en voie de désertification, en choisissant de collecter l’épargne des habitants et proposer des prêts à taux zéro à des porteurs de projets désireux de s’installer dans la vallée. Cette initiative, qui permet aux gens qui ne souhaitent pas être élus de faire quelque chose pour le territoire, concerne plus d’une centaine d’habitants (soit 4% des habitants de la vallée) qui prêtent chacun 180 € à l’association (15€ par mois). Ainsi 20 000 € ont été récoltés en 2011, qui vont bénéficier à cinq projets : une entreprise de céramique, une autre de ferronnerie-mécanique, deux structures d’aide au développement commercial et un centre de soins esthétiques voient le jour. Parmi ces porteurs de projets, certains n’auraient pas pu démarrer leur activité sans l’association, l’argent prêté servant d’apport personnel à ceux qui n’en ont pas. Un argument non négligeable pour convaincre les institutions financières de la viabilité d’un projet. Chaque demande de prêt est étudiée par le conseil d’administration et un comité technique composé de chefs d’entreprises ou de banquiers, pour la plupart à la retraite. Ceux-ci évaluent la solidité du projet et accompagnent les entrepreneurs dans leurs démarches, de l’étude de marché à la définition de leurs besoins de trésorerie. Plus qu’une somme d’argent, Aspe solidaire apporte donc un soutien technique et moral à ceux qui la sollicitent. De leur côté, les membres ne peuvent espérer un quelconque retour sur investissement lorsqu’ils prêtent de l’argent. Car, quand les sommes engagées sont remboursées 3 à 4 ans plus tard, l’inflation est passée par là. En outre, les prêteurs n’ont aucune garantie de revoir leurs deniers puisque si quelqu’un ne rembourse pas son prêt, l’association ne se retourne pas contre lui, la perte est répartie sur tout le monde. Le succès de la première levée de fonds en 2011 a été tel que les membres d’Aspe solidaire ont décidé d’organiser une deuxième collecte d’épargne en 2013 pour répondre aux sollicitations de nouveaux porteurs de projets. Alors même que les premiers prêts n’ont pas été remboursés, 73 personnes se sont déjà engagées et les inscriptions courent jusqu’à la fin de l’année…

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LES COOPÉRATIVES MOTEURS DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Fait unique en Europe, l’année 2012 a vu le nombre de coopératives énergétiques doubler en Allemagne, qui amorce ainsi sa sortie du nucléaire. Dans cette ville aux alentours de Franckfurt par exemple, c’est dans son domaine forestier que le parc à éoliennes est sur le point de voir le jour, chacune devant fournir 6,5 millions de kw/h par an. C’est une coopérative énergétique régionale, jusqu’alors concentrée sur la photovoltaïque, qui s’en charge. Elle y voitun intérêt financier, cet investissement lui assurant grâce à la loi EEG une grande stabilité financière, et leur permet d’autre part de s’assurer que la production et la consommation d’énergie restent dans sa région. Cette coopérative fait partie d’un mouvement qui prend de plus en plus d’ampleur. La Fédération allemande des coopératives comptabilise 800 coopératives énergétiques sur les 7 500 que compte le pays, un chiffre en hausse de 50% en 2012. Quelques 130 000 membres ont déjà investi 1,2 milliards d’euros dans des installations produisant annuellement 580 millions de kw/h d’énergie verte. Et ils financent les installations à 50% avec leurs fonds propres : les particuliers (dont les agriculteurs) détiennent 46% des installations produisant de l’énergie issue des nouvelles énergies, contre…5% seulement pour les quatre oligopoles réunies. La structure, le mode de fonctionnement démocratique, et le succès économique des coopératives expliquent leur boom actuel. Et elles sont absolument essentielles au bon développement des énergies renouvelables dans le pays parce qu’elles en augmentent l’acceptabilité auprès des citoyens : la construction de parcs à éoliennes ne fait en effet pas l’unanimité chez les habitants, mais, dès lors qu’ils peuvent participer financièrement à un projet régional et qu’ils en retirent des bénéfices, ces projets deviennent attractifs et ne sont plus la cause de contentieux…Et s’il a fallu couper des arbres pour planter les éoliennes, la gestion forestière y gagne aussi, puisque les revenus générés par le parc à éoliennes permettront enfin d’assurer le bon entretien de la forêt sans devoir couper et vendre du bois pour compenser le manque d’argent.

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QUEL MODÈLE RÉPUBLICAIN DANS 10 ANS ?

La France, comparativement à certains de ses voisins européens, demeure pour le Centre d’Analyse stratégique qui publie une note sur ce sujet, un pays homogène sur le plan de l’accès aux ressources (services publics, prestations sociales), de la distribution des infrastructures et de la répartition des revenus. De plus, son modèle social est apprécié par la majorité de ses habitants. Néanmoins, les principes fondateurs de notre modèle républicain gagneraient selon lui à s’adapter aux évolutions qui ont transformé la société et les relations sociales, et changé notre rapport au politique et aux institutions. Alors qu’elles sont de moins en moins acceptées, les inégalités sociales et territoriales persistantes ainsi que les discriminations liées au sexe, à l’orientation sexuelle ou à l’origine alimentent un sentiment d’injustice et de cohésion sociale dégradée. Enfin, la participation à la vie publique ne se cantonne plus au vote et à l’adhésion à la démocratie représentative : d’autres formes d’engagement citoyen se font jour. Il convient donc d’accompagner ces changements afin de lutter contre la perte de confiance dans les institutions (gouvernement, pouvoirs locaux, école) et dans les acteurs privés comme l’entreprise. À terme, il s’agit de garantir l’adhésion de tous à un projet commun, en s’appuyant sur les savoir-faire et les mérites de chacun. Le modèle républicain, sans nul doute, porte en lui les ressources pour s’adapter à cette société plurielle dans ses composantes comme dans ses attentes, une adaptation qui devra aller de pair avec l’amélioration de notre modèle social …

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QUAND UN ATELIER HAUTE-COUTURE 100 % COOPÉRATIF RÉSISTE AUX DÉLOCALISATIONS

Ici, pas de travailleuses uniformément courbées sur leurs machines, les dents serrées pour respecter la cadence, ni de monceaux de marchandises fabriquées en série. Aux Atelières, on produit en petites quantités des pièces « parfaites », et on prend le temps qu’il faut pour ça. C’est quand quatre des cinq usines françaises de Lejaby ont fermé, que Nicole, ouvrière cofondatrice, a rencontré une autre forte femme. A la tête d’une agence de communication, Muriel Pernin a découvert à la télévision le désarroi des ouvrières, et avait lu que les grandes maisons de couture, quand elles se positionnent à l’international, ont besoin de fabriquer en France. »Huit personnes, dont six salariés et anciens salariés de Lejaby, se sont risquées dans cette aventure à contre-courant et se sont associées à Muriel Pernin au sein d’une Société coopérative d’intérêt collectif (Scic), ce qui a changé l’ambiance de travail, puisque contrairement aux autres ateliers là, tout le monde participe et pose des questions.  Les associés se sont appuyés sur un noyau de couturières expérimentées, et désormais Muriel Pernin assure bénévolement le poste de PDG. Les ouvrières ont suivi une formation très spécifique, conçue sur mesure. Le savoir-faire de la coopérative et la possibilité d’afficher du Made in France ont alors convaincu une poignée de grandes marques (Lejaby, Agnès B, Zahia…) et quelques jeunes créateurs de lui confier des collections. Un des défis majeurs aujourd’hui pour la coopérative, c’est de trouver un mode de production adapté aux petites quantités, les seules à échapper aujourd’hui à la délocalisation, alors que l’appareil industriel est fait pour gérer de grandes quantités. Un partenariat avec l’Insa a donc été mis en place, qui doit aider à trouver le meilleur fonctionnement, et qui pourrait servir aussi à la maroquinerie, la ganterie, la bijouterie… La confection locale sera-t-elle désormais réservée aux riches ? Cet exemple veut prouver que non, que le luxe sera un tremplin pour faire revenir la production sur le moyen et haut de gamme , et qu’à partir du moment où on réinstalle des savoir-faire, c’est possible produire pour la population française. Mais il faudra faire des choix : avons-nous vraiment besoin de 15 culottes dans notre armoire ?

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INTERNET : VERS LA FIN DES BOX ?

Si vous lisez ces lignes, c’est que vous disposez certainement d’une connexion internet. Qui vous connecte ? Orange, Free ou SFR, ou un des Fournisseurs d’accès à internet (FAI) associatifs ? Aujourd’hui, 21 d’entre eux, tous gérés par des bénévoles, sont rassemblés au sein d’une fédération dont les principes fondateurs sont le bénévolat, la solidarité, le fonctionnement démocratique et à but non lucratif, la défense et la promotion de la neutralité du Net. Du très local au national, ces Fai adoptent des fonctionnements différents : Sameswireless par exemple dans les Pyrénées atlantiques a mis en place des antennes relais et amené le wifi bien avant les opérateurs, qui n’ont pu qu’offrir un moins bon service pour plus cher, n’attirant guère de clients ; Aquilenet ou Illyse fonctionnent quant à eux avec la fibre ou une connexion Adsl. Avec ces fournisseurs, il suffit de demander un abonnement au service d’accès Internet pour votre ligne, remplacer la box classique par un modem à brancher sur cette ligne pour être ainsi connecté au réseau associatif concerné. Si durant des années, ces associations n’ont rassemblé que quelques militants convaincus de la pertinence d’un accès internet non lucratif, le mouvement connaît aujourd’hui un nouvel engouement. En effet, face aux attaques de plus en plus visibles et explicites de la part de nombreux lobbys contre la « neutralité du net » (quand les fournisseurs ne résistent plus à la tentation d’utiliser la valeur des informations qui passent par les tuyaux), une quarantaine de projets se développent actuellement avec le soutien de la Fédération. L’appropriation collective des moyens de communication est en route…

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COMMENT ENCOURAGER L’HABITAT PARTICIPATIF

A ce jour, plus de 250 projets d’habitats participatifs sont en gestation dans les collectivités de toutes tailles, soit quatre fois plus qu’en 2010. Si ces projets peuvent être de trois types, que sont l’habitat coopératif (le groupe est collectivement propriétaire des murs et du foncier et chacun est locataire de son logement), l’autopromotion (la maîtrise d’ouvrage est assurée par le groupe dans le cadre d’une accession libre à la propriété), et le locatif social participatif (le groupe est adossé à un bailleur social), ils partagent tous des intérêts identiques puisqu’ils cherchent à répondre à des contraintes économiques et écologiques, disposer d’espaces collectifs et avoir une ouverture à la vie de quartier. Démarche restée longtemps atypique et à l’initiative des citoyens, l’habitat participatif intéresse à présent les élus dans la fabrique de la ville. Il permet notamment de produire du logement plus abordable en l’absence de promoteur immobilier et avec la mutualisation de certaines fonctions et l’appui technique des bailleurs sociaux. Les communes rurales s’y intéressent également pour produire du logement adapté à l’isolement des agriculteurs. Un certain nombre de questions se posent concernant notamment les modalités de l’intervention publique et le positionnement des collectivités : faut-il aider les projets en autopromotion ? Les collectivités doivent-elles être des facilitateurs (décote, fléchage du terrain) ? Comment accompagner les habitants pour parvenir à constituer un collectif ? Des questions que le projet de loi, qui encourage l’habitat participatif et le dote de deux statuts juridiques possibles (coopérative d’habitants ou société d’autopromotion), pose avec encore plus d’acuité.

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LES ENJEUX DE LA MONTÉE DE LA SURVEILLANCE

Aux Etats-Unis, le FBI a émis des dizaines de milliers de lettres de sécurité nationale ultra secrètes pour collecter toutes sortes de données sur les personnes et en a abusé pour espionner les utilisateurs de services de cloud computing. Il peut recueillir un large éventail de données personnelles d’internet sans mandat, intercepter les données de téléphones portables et utiliser un micro sur certains téléphones classiques. Le département de la sécurité intérieure américain collecte également une quantité massive de données sur les personnes, et les services de police locaux organisent des “centres de fusion” pour collecter et analyser ces données pour dissimuler les ratés de ce programme. Et le gouvernement qualifie régulièrement des choses, non pas parce qu’elles ont besoin d’être secrètes, mais parce que leur libération l’embarrasserait, alors que savoir comment le gouvernement espionne est important. Non seulement parce que l’essentiel de cet espionnage est illégal mais parce que la démocratie exige des citoyens bien informés afin de fonctionner correctement, et que la transparence et la responsabilité sont des éléments essentiels de cela (le gouvernement sert la volonté du peuple, et le gouvernement doit toujours avoir à justifier ce qu’il fait).L’enjeu n’est pas de savoir ce qu’ils font, mais quelle est la justification du recours au secret, et jusqu’où ils vont, ou pour le dire autrement, que la classification des actions ne doit pas signifier la classification des bilans ou des méthodes. La technologie donne au renseignement une puissance sans précédent. En retour nous devons exiger que le bilan qui nous en est livré soit lui aussi plus puissant, afin que nous puissions mieux armer la régulation et nos contre-pouvoirs. La surveillance des gouvernants est primordiale, elle doit être organisée, encadrée et régulièrement revisitée. Face à la montée de la surveillance, la dénonciation est la seule arme des citoyens. Cela signifie donc que nous devons l’armer légalement.

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DES MANIFESTATIONS POUR POUVOIR VIVRE EN VILLE

Les manifestations brésiliennes contre la hausse du prix du billet de bus (le transport est le troisième poste de dépense des familles, pour un service jugé comme de mauvaise qualité dans les grandes villes), qui ont débuté sur cette question spécifique, ont comme toile de fond un processus qui transforme les villes en un lieu toujours plus hostile aux personnes. Gentrification, élitisation, hygiénisation, peu importe le nom qu’on lui donne : les villes sont en train de devenir un endroit où circulent des véhicules, où les affaires immobilières prospèrent, dont les pauvres sont chassés et où tout le reste est interdit. Les gens suffoquent et réagissent en allant de plus en plus dans la rue, la plus grande tribune du Brésil. Et l’organisation brésilienne des méga-événements sportifs n’est rien de moins qu’un catalyseur de ce processus d’exclusion violente des grandes villes, qui sert de prétexte au nettoyage social et à la mise en place de diverses mesures autoritaires : d’ici le mois d’août, un projet de loi doit être voté qui peut qualifier de terroristes des actions entreprises par des mouvements sociaux, un autre texte actuellement au Sénat prévoit de répertorier de nouveaux délits pendant la durée du Mondial 2014, avec notamment des “limitations à l’exercice du droit de grève”, tout cela pour que le pays soit prêt à recevoir la Coupe du monde. Les manifestants protestent contre tout ce qui est en train de se passer, contre l’augmentation, contre les expulsions, contre l’abattage des arbres. Les gens manifestent, fondamentalement, pour le droit de vivre en ville. L’indignation, surtout celle de la jeunesse, augmente avec la faillite de la politique traditionnelle, devenue un auxiliaire des intérêts privés et incapable de répondre aux problèmes de la population. Un air de printemps souffle au Brésil. Et, d’ici à la Coupe du monde, il risque de souffler encore plus fort…

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