géopolitique

LA VENTE DE PASSEPORTS POUR L’EUROPE, OU LA RECHERCHE D’UN CERTAIN CAPITAL HUMAIN

Les citoyens d’origine extra-communautaire ont plusieurs moyens d’obtenir un passeport européen. L’un est que leur pays adhère à l’Union européenne. Un autre moyen est de braver les flots de la Méditerranée en espérant finir par obtenir l’asile politique. Un troisième est de signer un chèque. Chypre propose un passeport pour 3 millions d’euros et en Grande-Bretagne, une procédure permet aux personnes qui y investissent plus d’un million de livres de décrocher un permis de séjour à durée indéterminée qui leur permet ensuite d’obtenir la nationalité britannique. Néanmoins, le projet maltais lancé le mois dernier, proposer la nationalité maltaise moyennant 650 000 euros, est le plus explicite de tous. Cette décision de Malte met en évidence deux vérités essentielles : malgré la crise financière, le passeport européen reste l’un des plus désirés au monde ; et le capital humain a aujourd’hui autant de valeur que le capital financier. Voilà une génération de cela, les pays se bagarraient pour attirer les entreprises étrangères qui construiraient des usines chez eux en leur offrant souvent des subventions pour le faire. Aujourd’hui, la nouvelle cible est le capital humain (les gens riches, intelligents et talentueux), beaucoup plus difficile à faire passer les frontières. Le projet maltais constituerait ainsi un moyen officiel et légal d’obtenir la nationalité d’un pays, contrairement au système en vigueur qui est capricieux et, en dépit de tous les efforts déployés pour prouver le contraire, assez arbitraire. Il pousse également l’Europe à répondre à quelques questions épineuses : qui veut-elle attirer et de qui ne veut-elle pas ?

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LES RESSORTS DE LA CHINAFRIQUE

Jamais les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique, en hausse de 89 % en deux ans, n’ont atteint de tels records. Même si les Chinois conservent en mémoire les humiliations endurées quand ils subissaient l’emprise des puissances européennes et du Japon, leurs dirigeants se trouvent face à un dilemme : pour soutenir la croissance économique (leur priorité), ils doivent obtenir de leurs fournisseurs étrangers toujours plus de matières premières, dont le pays est devenu très dépendant. Ainsi, si Pékin maintient son objectif de tripler sa production d’électricité en vingt-cinq ans, les importations de gaz, qui n’existaient pas en 2005, vont, elles, atteindre 87 milliards de mètres cubes par jour en 2020, principalement en provenance du Proche-Orient, d’Asie du Sud-Est et de Russie et Turkménistan. Les autorités sont conscientes des risques de rupture d’approvisionnement pouvant résulter de guerres civiles, de changements de régime ou de conflits régionaux. Pour s’en prémunir, elles s’efforcent de diversifier ses sources, de développer des relations politiques avec ses principaux fournisseurs et de prendre des participations dans les gisements de minerais et d’hydrocarbures. Afin de favoriser ces opérations, les dirigeants ont engagé de grandes manœuvres diplomatiques, souvent accompagnées de la promesse d’avantages, de prêts à faible taux d’intérêt, de projets prestigieux, d’assistance militaire…  Le genre d’arrangements qui conduit inévitablement Pékin à s’impliquer de plus en plus dans les affaires politiques et militaires des Etats concernés. Et si, à première vue, Pékin aurait contribué à la croissance économique du continent, un examen approfondi révèle qu’en 2005, trente pays sont inondés de textiles chinois et d’autres biens de consommation bon marché, au grand dam des producteurs locaux, et affichent donc finalement une balance commerciale déficitaire avec la Chine. Mais tout changement significatif dans les relations commerciales entre Pékin et l’Afrique nécessitera une transformation profonde de la structure économique chinoise, un basculement des industries énergétivores vers des productions plus économes et vers les services, des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. Les dirigeants semblent conscients de cet impératif : le XIIe plan quinquennal (2011-2015) met l’accent sur ce basculement, sans lequel les dirigeants chinois risquent de s’enferrer dans des relations peu reluisantes avec les pays en développement.

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LA POLITISATION DE LA COMMISSION EUROPÉENNE EN QUESTION

Le président du Parlement européen aimerait succéder à José Manuel Barroso à la tête de la Commission. Il fonde sa campagne sur la politisation d’un poste qui devra échoir, selon lui, au chef de file du parti vainqueur. Une stratégie qui ne fait pas l’unanimité…Ce serait, pour lui, le meilleur moyen de combler une partie du déficit démocratique tant reproché à l’Union européenne, en permettant aux différentes familles de personnaliser la campagne, et la plupart des grands partis cherchent déjà des têtes de liste. D’un autre côté, si sur le papier le Parlement européen est censé élire le président de la Commission européenne, il le fait sur proposition des chefs d’Etat et de gouvernement, qui n’entendent pas partager leur prérogative. Et craignent de perdre la main face au Parlement européen.Pour d’autres, c’est au contraire au Conseil européen de piloter la succession de José Manuel Barroso, avec la crainte d’un clash entre les institutions si une personnalité parvenait à réunir une majorité au sein du prochain Parlement européen, mais pas au sein du Conseil européen, ou vice versa. Pas si évident donc. Marginalisé par la crise, gagnant de nouveaux pouvoirs pour mieux contrôler les Etats membres, l’exécutif européen pourrait voir redorer sa légitimité avec l’élection de son président à l’issue d’une campagne électorale pan-européenne. Cependant, le collège des commissaires est déjà une équipe multipartisane constituée en fonction des rapports de forces du moment en Europe, et des majorités dans chacun des Etats membres. Mais il est censé opérer dans la plus stricte neutralité. Or son indépendance et son impartialité ne manqueront pas d’être remises en question en cas de trop forte politisation…

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LE DEVENIR DES RÉFUGIES CLIMATIQUES EN QUESTION

Il ne reste que quatre ans aux 350 habitants de Newtok, en Alaska, avant que leur village ne disparaisse. Alors que la concentration de CO2 dans l’air vient d’atteindre un record, 150 millions de personnes dans le monde vivent dans des zones susceptibles de disparaître sous les flots d’ici la fin du siècle. Et avant même d’avoir les pieds dans l’eau, les habitants doivent quitter des endroits dans lesquels ils ne peuvent plus vivre : la salinisation des nappes phréatiques proches des côtes les rend impropre à la consommation, et les terres impossibles à cultiver. La réalité des réfugiés climatiques est cependant bien plus vaste. A côté des habitants des îles du Pacifique ou de l’Alaska, il y a aussi les personnes qui ont dû fuir la Nouvelle Orléans après l’ouragan Katrina, ou encore ceux que menace la raréfaction en eau, due à la fonte des glaciers. Par conséquent, les paysans se déplacent vers les capitales pour travailler et ramener quelques subsides à domicile, en Amérique du Sud comme en Afrique. Ces migrations intra-étatiques peuvent être périurbaines, régionales, circulaires, saisonnières, due aux facteurs climat comme à des causes économiques, politiques ou familiales. Autant d’éléments qui rendent la définition même de « réfugié climatique » très complexe. Le choix d’un cadre juridique n’est donc pas évident : la convention de Genève, qui encadre le statut des réfugiés, ne garantit de protection qu’aux personnes ayant franchi une frontière, le projet de Convention internationale sur les déplacés environnementaux reste théorique tant qu’il n’est pas doté d’une organisation mondiale environnementale spéciale, doublée d’une haute autorité indépendante et d’un fonds financier, et la Convention de Kampala, premier texte inter-étatique contraignant sur le sujet entré en vigueur en 2012, établit une hiérarchie entre une protection importante des personnes victimes de persécutions politiques ou de changements climatiques et ceux qui fuient simplement la misère et se verraient refoulées de manière systématique. Sachant qu’il n’est pas toujours aisé de démêler les raisons climatiques des raisons économiques (notamment pour les paysans), la mise en avant de la problématique des réfugiés climatiques peut aussi induire un risque de crispation, dans un climat de fermeture des frontières et de rejet de l’autre. Les partis d’extrême droite ont d’ailleurs déjà récupéré le thème pour alimenter la peur de l’étranger dans certains discours. Reste que la gestion des flux migratoires et des futurs risques liés aux catastrophes écologiques feront certainement partie des grands défis de demain : selon les Nations Unies, 500 millions de personnes pourraient migrer d’ici 2050 pour cause d’inondations, de dégradation des sols, de catastrophes naturelles ou encore de déforestation et d’accidents industriels…

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FRONT UNI CONTRE L’ÉVASION FISCALE

Chaque année, 1 000 milliards d’euros sont perdus à cause de l’évasion et de la fraude fiscales dans les pays de l’Union européenne, soit l’équivalent du budget total de l’UE pour les sept années à venir. Pour les pays pauvres, et plus encore pour renflouer les caisses des pays riches asséchées par la crise, l’agenda du G8 à Lough Erne valait son pesant d’or. Une « déclaration de Lough Erne » en dix points a été adoptée, qui prévoit notamment que les administrations fiscales à travers le monde devraient automatiquement partager l’information pour combattre le fléau de l’évasion fiscale. L’engagement du sommet doit aboutir à ce que ceux qui veulent échapper à l’impôt n’aient nulle part où aller. L’enthousiasme est plus tempéré du côté des organisations non gouvernementales qui suivent ce dossier pas à pas, parfois depuis de longues années. Les ONG regrettent surtout que le G8 n’ait pu s’entendre sur la création de registres ouverts au public, qui permettraient de tracer les sociétés-écrans profitant des failles du système pour échapper à l’impôt. Et puis, de la déclaration du G8 à sa mise en pratique, du temps s’écoulera, que les fraudeurs pourront mettre à profit pour inventer de nouvelles combines… Les efforts convergent toutefois, au G8, au G20, au sein de l’UE ou encore à l’OCDE, pour progresser en la matière. Les révélations des “off­shore Leaks” (les fuites relatives aux placements extraterritoriaux, résultat d’une longue enquête menée par un réseau international de journalistes) et l’impécuniosité des finances publiques sont passées par là. Si l’initiative aboutissait à des règles contraignantes, cela permettrait, espère-t-on du côté des ONG, de voir où part l’argent, s’il est évacué aux îles Cayman par des procédés plus ou moins légaux par les entreprises, ou plutôt dans les poches de dirigeants politiques locaux corrompus.

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LE COMBAT DE L’ISLANDE CONTRE LES RESPONSABLES DE LA CRISE

Quand l’Espagne, la Grèce et le Portugal s’enfoncent dans l’austérité, l’Islande a choisi de faire condamner les responsables de la crise financière, et prouve qu’un pays peut survivre à un crash mondial, sans endetter ses citoyens sur plusieurs générations ni transformer des dettes privées en dette publique : le taux de chômage, qui dépassait les 8 % en 2009 et 2010 après le tsunami financier de fin 2008, est redescendu à 4,4 %, les hausses d’impôts ont visé principalement les plus hauts revenus, et la dévaluation de la couronne a dopé l’économie (les banques islandaises ont allégé la dette de plus d’un quart de la population et sont obligées d’effacer une partie des dettes immobilières des particuliers lorsque celles-ci sont supérieures à 110% de la valeur du bien).

Sous la pression populaire, le pays a donc mobilisé ses faibles moyens pour enquêter sur les crimes financiers et établir les responsabilités, donner à la justice des moyens conséquents (pour assurer une très bonne connaissance des dossiers face à l’armée d’avocats engagés par les banquiers), lever le secret bancaire, et faire aboutir les procédures judiciaires. Aujourd’hui des anciens PDG et ex-dirigeants écopent de peines de prison allant de plusieurs mois à plusieurs années de prison ferme pour la plupart, et d’autres dirigeants sont inculpés pour manipulation du cours des actions, fraude, évasion fiscale ou délit d’initié (notamment dans l’administration). Au total, une centaine de personnes devraient être inculpées d’ici fin 2014, permettant de dire que, si le système n’a pas changé, certains en sont néanmoins exclus, et l’Islande n’est pas autant ouverte qu’avant au système financier international.

Ce processus se fait dans une transparence totale : une Commission spéciale d’enquête a ainsi été chargée d’établir une chronologie de la crise, d’analyser avec minutie le processus d’effondrement bancaire (comment la taille des trois principales banques a été multipliée par 20 en sept ans par exemple, ou pourquoi les propriétaires de ces banques en étaient également les principaux emprunteurs…) et d’examiner les responsabilités de chacun des acteurs économiques. Les huit livres résultants de ce travail sont disponibles dans les librairies, et ne taisent aucun nom.

Un autre résultat est la décision de la justice européenne de donner raison à l’Islande qui a refusé de rembourser les dettes des actifs pourris (la liquidation de la banque les remboursant finalement). Une décision de justice qui pourrait ouvrir la voie pour d’autres pratiques…

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AFRIQUE : LE GRAND RETOUR DES ENFANTS D’IMMIGRÉS

Adolescente, la journaliste britannique Afua Hirsch avait honte de ses origines africaines. En 2012, elle est partie s’installer dans le pays de sa mère. Ils sont nombreux dans la diaspora à accomplir cet exode à l’envers, attirés par les perspectives économiques du continent. L’enthousiasme avec lequel les personnes d’ascendance africaine partout dans le monde épousent leurs racines prend l’ampleur d’un renouveau culturel. Au Ghana, un flux continu de ressortissants européens et américains d’ascendance africaine débarquent à l’aéroport international de Kotoka, récupèrent leurs effets personnels arrivés par conteneurs au port de Tema et se mettent en quête d’un logement dans les quartiers résidentiels prisés d’Accra, et trouvent du travail au sein des multinationales et cabinets de services aux professionnels, lorsqu’ils ne créent pas leur propre entreprise. Ils fuient une zone euro en crise et un sentiment persistant d’inégalité et de discrimination dans les pays occidentaux, pour se diriger par exemple vers une des sept économies mondiales à plus forte croissance dans les cinq prochaines années (l’Ethiopie, le Mozambique, la Tanzanie, le Congo, le Ghana, la Zambie et le Nigeria). Cette croissance du PIB va de pair avec l’ascension d’une classe moyenne en pleine expansion : à l’horizon 2015, le nombre de ménages disposant de revenus supérieurs à 3 000 dollars par an devrait atteindre les 100 millions, ce qui placerait le continent à égalité avec l’Inde. Reste que tous ceux qui vivent au Ghana, riches et pauvres, vivent le même quotidien chaotique, entre embouteillages monstres, qualité douteuse de l’eau et coupures d’électricité à répétition. La pauvreté est une réalité ici, comme la faim et la maladie, et tout cela sans protection sociale. Loin de mettre en place des mesures porteuses de véritables changements sociaux, beaucoup de gouvernements africains se contentent d’administrer l’aide étrangère et de lancer de grands travaux d’infrastructures qui n’apportent pas grand-chose à la population… Une critique portée entre autres par ces “afropolitain”, « Africain du continent possédant une double nationalité, Africain né dans la diaspora ou Africain revendiquant ses racines africaines et européennes et sa culture métisse, se distinguant par leur perspective cosmopolite sur le monde, ainsi que leur identité culturelle métissée ».

Lire l’article sur ce renouveau, lire l’article sur le panafricanisme

LES NOUVEAUX DIPLOMATES

Fini le temps des diplomates en costume croisé. Une nouvelle génération d’« influenceurs » en sweat à capuche et Nike fluo a pris le pouvoir. Pragmatique, ultramondialisée, elle saute d’avion en avion pour changer le monde. Aujourd’hui, selon les auteurs, on deviendrait en effet diplomate grâce à sa capacité d’influence, et plus seulement grâce à la souveraineté légale. Peu importe si l’on est une entreprise, une ONG, un philanthrope, une célébrité ou un groupe religieux. Aujourd’hui, Bill Gates fait du business mais investit également dans l’éducation et l’agriculture, quand l’ONG britannique Oxfam achète des parts dans les entreprises rentables et fait de la corporate diplomacy. Les anciens acteurs ne disparaissent pas, mais de nouveaux venus complètent et élargissent l’espace diplomatique, de façon très transparente : tous ces nouveaux influenceurs sont à Davos, visage découvert. Un exemple révélateur est le travail de l’ONG Independent Diplomat, qui fournit des diplomates free-lance à des États non reconnus comme le Sahara occidental. C’est une organisation qui aide les États, et non l’inverse. Un grand enjeu, encore tabou aujourd’hui, c’est la possibilité de travailler pour le gouvernement d’un pays dont on n’est pas citoyen, de représenter ses intérêts dans le monde. Le Français Raphaël Glucksmann le fait déjà en Géorgie, en étant le seul conseiller du président Saakashvili. Comme Marco Polo, qui représentait des pays autres que le sien, ou Christophe Colomb, un Génois travaillant pour l’Espagne. Ça, pour les auteurs, c’est l’avenir et le début d’une civilisation où l’« échange » de citoyens et de talents est possible. Dans une vision plus générale, ils affirment que la fragmentation diplomatique devrait se poursuivre, vu le nombre de nouveaux pays et d’organismes puissants non étatiques qui émergent. Mais un scénario « de division et de conquête », dans lequel tous ces petits acteurs seraient facilement contrôlés par de puissants empires, est également crédible…

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DEVENIR POLONAIS, UNE NOUVELLE TENDANCE

Terre d’émigration (les Britanniques, les Irlandais et les Allemands le savent bien) la Pologne attire également de très nombreux immigrés. Des travailleurs en provenance d’Europe centrale et orientale, mais aussi d’Asie du Sud-Est et d’Afrique, qui demandent la nationalité polonaise. Depuis l’année dernière, la procédure devant le voïvode (représentant du gouvernement central au sein d’une voïvodie, un département) offre une voie simple et rapide à l’acquisition de la nationalité, et les demandes se multiplient depuis l’adhésion de la Pologne à l’UE. Celle-ci peut être également accordée par le Président sur la base du mérite, comme ce fut le cas pour quelque 2 500 personnes en 2012. Les étrangers s’installeraient là parce que le pays est en pleine expansion, et que les personnes audacieuses peuvent y progresser rapidement. Nombreux sont ceux qui viennent pour chercher une vie meilleure, ou une bonne formation, mais seule une petite minorité de ces nouveaux arrivants souhaitent acquérir la nationalité polonaise : quelques milliers de personnes par an à l’échelle du pays c’est encore très peu, mais la tendance est là. Selon l’auteur, les Ukrainiens viennent travailler, gagner de l’argent, puis ils repartiront chez eux ; les Chinois, si leurs affaires ne marchent pas, plient bagages et vont voir ailleurs, tandis que les Vietnamiens, eux, restent quoi qu’il arrive. La Pologne est en effet devenue une destination de choix pour les Vietnamiens. Les parents d’un bon nombre d’entre eux ont étudié ici dans les années 60 et 70, parlent polonais et transmettent une image quelque peu idéalisée de la Pologne. Les jeunes Vietnamiens s’assimilent rapidement, trop même aux yeux de la première génération d’immigrés qui reproche aux nouveaux arrivants de négliger les liens avec la mère patrie. La communauté asiatique est cependant touchée par un vrai problème identitaire. Ils voudraient être Polonais, mais, très éloignés du modèle physique des grands blonds aux yeux bleus, ils ne sont pas toujours acceptés…

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LE SOLAIRE AU CŒUR DE LA BATAILLE

C’est une des technologies clés du XXIème siècle : le marché de l’énergie solaire suscite de telles convoitises que l’Union européenne et la Chine sont partis pour un des plus grand conflit commercial de l’histoire. Le litige tourne autour des subventions de Pékin à son industrie solaire, qui profite ainsi de crédits de plusieurs milliards de dollars sans avoir à fournir d’importantes garanties. La fédération européenne a donc porté plainte auprès de la Commission européenne pour dumping. Si Bruxelles décide de sanctions, les effets seront énormes : avec une part de 70%, l’Europe est de loin le marché le plus important pour le photovoltaïque. Face à cela, la Chine montre ses muscles et brandit la menace d’un procès contre les producteurs européens de silicium, l’une des composantes clés des cellules solaires. Et la dispute ne s’arrête pas là. Selon des rumeurs, des représentants chinois auraient signalé aux entreprises automobiles européennes qu’un boycott contre le solaire aurait des conséquences extrêmement négatives pour eux…

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