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LA BANQUE VILLAGEOISE

Une centaine d’habitants de la vallée d’Aspe ont décidé de re-dynamiser l’économie de leur territoire en voie de désertification, en choisissant de collecter l’épargne des habitants et proposer des prêts à taux zéro à des porteurs de projets désireux de s’installer dans la vallée. Cette initiative, qui permet aux gens qui ne souhaitent pas être élus de faire quelque chose pour le territoire, concerne plus d’une centaine d’habitants (soit 4% des habitants de la vallée) qui prêtent chacun 180 € à l’association (15€ par mois). Ainsi 20 000 € ont été récoltés en 2011, qui vont bénéficier à cinq projets : une entreprise de céramique, une autre de ferronnerie-mécanique, deux structures d’aide au développement commercial et un centre de soins esthétiques voient le jour. Parmi ces porteurs de projets, certains n’auraient pas pu démarrer leur activité sans l’association, l’argent prêté servant d’apport personnel à ceux qui n’en ont pas. Un argument non négligeable pour convaincre les institutions financières de la viabilité d’un projet. Chaque demande de prêt est étudiée par le conseil d’administration et un comité technique composé de chefs d’entreprises ou de banquiers, pour la plupart à la retraite. Ceux-ci évaluent la solidité du projet et accompagnent les entrepreneurs dans leurs démarches, de l’étude de marché à la définition de leurs besoins de trésorerie. Plus qu’une somme d’argent, Aspe solidaire apporte donc un soutien technique et moral à ceux qui la sollicitent. De leur côté, les membres ne peuvent espérer un quelconque retour sur investissement lorsqu’ils prêtent de l’argent. Car, quand les sommes engagées sont remboursées 3 à 4 ans plus tard, l’inflation est passée par là. En outre, les prêteurs n’ont aucune garantie de revoir leurs deniers puisque si quelqu’un ne rembourse pas son prêt, l’association ne se retourne pas contre lui, la perte est répartie sur tout le monde. Le succès de la première levée de fonds en 2011 a été tel que les membres d’Aspe solidaire ont décidé d’organiser une deuxième collecte d’épargne en 2013 pour répondre aux sollicitations de nouveaux porteurs de projets. Alors même que les premiers prêts n’ont pas été remboursés, 73 personnes se sont déjà engagées et les inscriptions courent jusqu’à la fin de l’année…

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LES FRANÇAIS PLÉBISCITENT LE RÉEMPLOI

Une étude publiée par l’ADEME témoigne de la dynamique économique du secteur du réemploi et du recyclage des objets de consommation, des services que 98 % des Français déclarent utiliser. La réussite de Recommerce Solutions, entreprises française spécialiste de la reprise de produits électroniques (en particulier de téléphones mobiles), en témoigne : en quatre ans, ils sont devenus numéro 1 de leur secteur et ont pour clients les grands opérateurs de téléphonie mobile. Quand les clients rapportent un téléphone ou un ordinateur, ils bénéficient soit d’un bon d’achat, soit d’une compensation financière. Recommerce Solutions reconditionne ensuite les appareils sur un plan technique et leur redonne ainsi une valeur financière commerciale. Les produits réemployés sont vendus en France mais aussi sur d’autres marchés, en Asie et en Afrique. Leur réussite leur a permis de recruter  une quarantaine de personnes et d’alimenter 70 emplois indirects. Le concept du recommerce est une véritable tendance de fond pouvant s’appliquer à énormément de produits : du coup le chiffre d’affaire de ce secteur est estimé à 1250 millions d’euros par an dont 250 millions d’euros générés par l’ Economie Sociale et Solidaire. Il a augmenté de 10 % en deux ans et les diverses études réalisées auprès des consommateurs mentionnent toutes ces changements de tendance…

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QUAND UN ATELIER HAUTE-COUTURE 100 % COOPÉRATIF RÉSISTE AUX DÉLOCALISATIONS

Ici, pas de travailleuses uniformément courbées sur leurs machines, les dents serrées pour respecter la cadence, ni de monceaux de marchandises fabriquées en série. Aux Atelières, on produit en petites quantités des pièces « parfaites », et on prend le temps qu’il faut pour ça. C’est quand quatre des cinq usines françaises de Lejaby ont fermé, que Nicole, ouvrière cofondatrice, a rencontré une autre forte femme. A la tête d’une agence de communication, Muriel Pernin a découvert à la télévision le désarroi des ouvrières, et avait lu que les grandes maisons de couture, quand elles se positionnent à l’international, ont besoin de fabriquer en France. »Huit personnes, dont six salariés et anciens salariés de Lejaby, se sont risquées dans cette aventure à contre-courant et se sont associées à Muriel Pernin au sein d’une Société coopérative d’intérêt collectif (Scic), ce qui a changé l’ambiance de travail, puisque contrairement aux autres ateliers là, tout le monde participe et pose des questions.  Les associés se sont appuyés sur un noyau de couturières expérimentées, et désormais Muriel Pernin assure bénévolement le poste de PDG. Les ouvrières ont suivi une formation très spécifique, conçue sur mesure. Le savoir-faire de la coopérative et la possibilité d’afficher du Made in France ont alors convaincu une poignée de grandes marques (Lejaby, Agnès B, Zahia…) et quelques jeunes créateurs de lui confier des collections. Un des défis majeurs aujourd’hui pour la coopérative, c’est de trouver un mode de production adapté aux petites quantités, les seules à échapper aujourd’hui à la délocalisation, alors que l’appareil industriel est fait pour gérer de grandes quantités. Un partenariat avec l’Insa a donc été mis en place, qui doit aider à trouver le meilleur fonctionnement, et qui pourrait servir aussi à la maroquinerie, la ganterie, la bijouterie… La confection locale sera-t-elle désormais réservée aux riches ? Cet exemple veut prouver que non, que le luxe sera un tremplin pour faire revenir la production sur le moyen et haut de gamme , et qu’à partir du moment où on réinstalle des savoir-faire, c’est possible produire pour la population française. Mais il faudra faire des choix : avons-nous vraiment besoin de 15 culottes dans notre armoire ?

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INDE : UNE RÉFORME DE L’ACQUISITION DES TERRES POURRAIT REBATTRE LES CARTES DU JEU INDUSTRIEL

Une proposition de loi au Parlement indien prévoit d’augmenter les prix des terrains acquis dans le cadre de projets industriels ou d’infrastructures et de mieux protéger leurs habitants. Outre la revalorisation des prix d’achat (multipliés par quatre en zone rurale et par deux en zone urbaine), la loi prévoit une toute nouvelle procédure d’acquisition. Désormais, pour toute vente de terres de plus de 50 hectares en zone urbaine et 100 hectares en zone rurale, une consultation publique sera organisée. Les projets devront recueillir l’assentiment de 80% des propriétaires terriens dans le cas d’initiatives privées, et de 70% pour des  partenariats public-privé. Les personnes expropriées ou déplacées devront aussi bénéficier d’une relocalisation et d’une aide à la réinsertion, supportées par les entreprises. Dernière obligation, les sociétés souhaitant acquérir des terres devront se plier à la rédaction d’une étude d’impact social et environnemental de leur projet, présentée à un panel d’experts pour validation. Autant d’étapes qui font rugir les acteurs économiques indiens, qui y voient une menace pour leurs nouveaux projets, et qui parallèlement ne procurent pas un enthousiasme délirant de la part des mouvements qui militent depuis plus de vingt ans pour une réforme de l’acquisition des terres datée de l’époque coloniale : pour eux, réunir ces 70 ou 80% de consensus ne sera pas une tâche difficile pour les grandes sociétés. Beaucoup d’entreprises indiennes utilisent leur mafia, leurs hommes de main, pour faire pression sur les habitants. Eux militent pour l’interdiction pure et simple des ventes de terres agricoles, afin d’éviter que des sociétés revendre des parcelles acquises de force auprès de paysans sur le marché noir. Mais même si pour le moment aucune sanction n’est prévue en cas de non-respect des clauses du texte, posant le problème de l’application effective de la législation, cette loi représente un espoir pour beaucoup.

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LES ENJEUX DE LA MONTÉE DE LA SURVEILLANCE

Aux Etats-Unis, le FBI a émis des dizaines de milliers de lettres de sécurité nationale ultra secrètes pour collecter toutes sortes de données sur les personnes et en a abusé pour espionner les utilisateurs de services de cloud computing. Il peut recueillir un large éventail de données personnelles d’internet sans mandat, intercepter les données de téléphones portables et utiliser un micro sur certains téléphones classiques. Le département de la sécurité intérieure américain collecte également une quantité massive de données sur les personnes, et les services de police locaux organisent des “centres de fusion” pour collecter et analyser ces données pour dissimuler les ratés de ce programme. Et le gouvernement qualifie régulièrement des choses, non pas parce qu’elles ont besoin d’être secrètes, mais parce que leur libération l’embarrasserait, alors que savoir comment le gouvernement espionne est important. Non seulement parce que l’essentiel de cet espionnage est illégal mais parce que la démocratie exige des citoyens bien informés afin de fonctionner correctement, et que la transparence et la responsabilité sont des éléments essentiels de cela (le gouvernement sert la volonté du peuple, et le gouvernement doit toujours avoir à justifier ce qu’il fait).L’enjeu n’est pas de savoir ce qu’ils font, mais quelle est la justification du recours au secret, et jusqu’où ils vont, ou pour le dire autrement, que la classification des actions ne doit pas signifier la classification des bilans ou des méthodes. La technologie donne au renseignement une puissance sans précédent. En retour nous devons exiger que le bilan qui nous en est livré soit lui aussi plus puissant, afin que nous puissions mieux armer la régulation et nos contre-pouvoirs. La surveillance des gouvernants est primordiale, elle doit être organisée, encadrée et régulièrement revisitée. Face à la montée de la surveillance, la dénonciation est la seule arme des citoyens. Cela signifie donc que nous devons l’armer légalement.

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LA FIN DU POISSON ANNONCÉE POUR 2035

Soumis à un rythme frénétique de prélèvements, les poissons doivent aussi faire face à une pollution croissante des océans et au changement climatique : 3% des stocks mondiaux sont épuisés, 28% sont surexploités, et donc menacés d’extinction si aucune mesure restrictive n’est adoptée, 50% des réserves halieutiques sont pleinement exploitées, les captures actuelles seraient par conséquent proches du niveau de production maximale, sans aucune marge d’expansion possible. Les prévisions les plus pessimistes promettent la fin du poisson pour… 2035, c’est à dire demain. Sur le banc des accusés : la pêche industrielle, allègrement subventionnée en Europe (en Méditerranée, la pêche artisanale, qui représente 84% de la flotte n’a droit qu’à 10% des quotas)et peu créatrice d’emplois. Selon la Cour des comptes européenne, des pressions sont exercées sur le Conseil européen pour fixer des totaux admissibles de capture supérieurs à ceux que recommandent les scientifiques. Face à cette menace, des artisans pêcheurs ont décidé de s’allier avec l’organisation écologiste Greenpeace, et tentent de faire reconnaître leur métier. Toujours présents à bord, les « petits » patrons pêcheurs maîtrisent en effet plusieurs techniques de capture, ils s’adaptent aux saisons et aux stocks disponibles, ne ciblant que les espèces qu’ils souhaitent attraper. Certains d’entre eux ont même mis en place une période d’un mois « chômée » pour laisser au poisson le temps de se reproduire… Des pratiques qui, si elles étaient généralisées, permettraient de manger du poisson encore longtemps.

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FAIRE DE L’INNOVATION SOCIALE UN LEVIER DE DÉVELOPPEMENT

Pour l’Assemblée des Régions de France (ARF) et l’Agence de Valorisation des Initiatives Socio-Economiques (Avise), l’innovation sociale peut être un des leviers clés pour développer la création d’activité, l’emploi, la cohésion sociale et répondre aux nouveaux besoins sociaux, et un levier pour faire changer d’échelle les politiques d’économie sociale et solidaire. Or, selon eux, les projets d’innovation sociale portés par des associations ou des entreprises rencontrent des difficultés de financement et d’accompagnement, tant dans le cadre de dispositifs de soutien à l’innovation classiques, tournés le plus souvent vers l’innovation technologique, que dans le cadre de dispositifs d’appui à l’économie sociale et solidaire, peu adaptés à la prise en charge du risque économique. Les politiques publiques ayant un rôle essentiel à jouer pour créer un écosystème favorable à l’émergence d’innovations sociales, par des mesures législatives, budgétaires, fiscales, l’ARF et l’Avise proposent une grille de caractérisation de l’innovation sociale et des exemples pour aider les collectivités locales à repérer, sélectionner et accompagner des projets socialement innovants.

Lire le rapport (28 pages)

DES « BULLES CARBONE » SUR LES MARCHÉS FINANCIERS

Agence Internationale de l’Energie, OCDE, ShareAction , chercheur d’HSBC, ils ont tous le même message : il est urgent de changer le modèle financier actuel. En valorisant 4600 milliards de dollars les réserves de pétrole, gaz et charbon mondiales, il créé en effet une « bulle carbone » qui transforme les entreprises extractives en poids lourds des indices boursiers… et encourage inexorablement un réchauffement climatique qui pourrait  atteindre au moins 5 degrés à horizon 2050.

Or les temps sont difficiles pour les lanceurs d’alerte climatique : le Parlement européen, pour protéger les activités industrielles européennes, vient de voter contre une proposition de la Commission, visant à diminuer  les quotas d’émissions de gaz à effet de serre pour faire remonter le prix du CO2. Cette décision selon l’AIE renforce la tendance observable depuis deux ans d’un sentiment d’abondance de ressources chez les professionnels de l’énergie, du à l’explosion de la production de gaz et de pétrole non conventionnel. Alors que, pour limiter la hausse des températures à deux degrés, il faut brûler moins d’un tiers des ressources fossiles existant dans le monde.

Pour le directeur du centre de recherche sur le climat d’HSBC, il est tout aussi indispensable que les marchés actions prennent la mesure du risque carbone auquel ils sont exposés. Il met ainsi en avant plusieurs scénarios selon lesquels, à partir de 2020, régulations et retournement de l’opinion publique conduisent à privilégier les énergies  renouvelables et l’efficacité énergétique. Dans ce cas de figure, deux tiers à quatre cinquième des réserves de pétrole et gaz perdraient leur valeur financière très rapidement, ce qui déstabiliserait les bourses mondiales. Une donnée que ne prennent pas du tout en compte actuellement les marchés financiers, comme le prouve le comportement de quatre principales compagnies extractives mondiales dont 30 % des ressources financières proviennent du charbon, et dont la valeur boursière pourrait donc baisser de 44 %. Selon lui, pour changer la donne il faudrait que les régulateurs imposent une évaluation du business model des entreprises extractives en fonction du volume de carbone maximum à émettre pour n epas dépasser deux dégrès. Présentations solides, scenarios énergétiques crédibles, modèles de calcul complexes, les arguments des chercheurs réunis à Paris sont théoriquement imparables. Parviendront-ils à ouvrir les yeux des acteurs financiers sur un risque climatique qu’ils négligent ?

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ECONOMIE SOCIALE ET TERRITOIRE

Les constats de cette étude convergent : les acteurs de l’ESS renforcent l’attractivité des territoires. En effet, l’entrepreneuriat collectif permet de faire accéder un plus grand nombre à la création d’activités que l’entrepreneuriat individuel (mutualisation des risques, expérimentation), quand le travail bénévole permet au salariat de se professionnaliser et de garder le contact avec la population pour adapter les services et accompagner les personnes. L’ESS active donc des ressources latentes pour offrir davantage de services relationnels, créatifs et financiers, créer des emplois et renforcer la cohésion sociale sur les territoires. Le risque est alors pour elle d’être considérée comme de simple instrument de l’attractivité, de ne pas être associée comme partenaire au projet de territoire. Les représentations de l’ESS sont de fait pour les auteurs encore trop liées à une image « ressource » : innovation sociale (fonction de laboratoire), prise en charge de populations marginalisées (fonction palliative), insertion par l’activité économique, l’alimentation, le logement (fonction intégratrice), production de services spécifiques (fonction gestionnaire), ou relocalisation des activités économiques (résistance à la mondialisation). Et le plus souvent, ces représentations restent traversées par l’opposition entre activités marchandes et non marchandes alors que la plupart des entreprises conjuguent les deux dimensions, uniquement déterminées par leurs modes de financement. Cette étude présente ensuite un grand nombre d’outils et initiatives pour aller plus loin sur la question du lien entre ESS et territoire, comme les SCIC, la démarche « progrès » de l’APES, les pôles territoriaux de coopération économique ou les processus d’auto-évaluation et d’amélioration de leur utilité sociale par des entreprises sociales et par des pouvoirs publics.

Lire l’étude (75 pages)

ENTREPRENARIAT ET CARRIÈRE AU FÉMININ

Cette étude du CAS montre qu’il existe un « facteur femme », qui résiste à la prise en considération des éléments socio-démographiques et contextuels et qui est le fruit d’une intériorisation des freins à l’entrepreneuriat. Parmi ces freins, des différences de comportement face au risque, la moindre volonté de s’enrichir et une discrimination dans l’accès au financement (due à l’ambition moindre des projets, la réputation -fausse – de plus faible pérennité des entreprises crées par des femmes) sont ciblés. Pour aller plus loin sur ce thème, une autre étude sur les déterminants de l’avancement de carrière des cadres féminins conclue quant à elle que, si certaines brisent le plafond de verre et que d’autres le contournent, toutes l’ont intériorisé. Si les déterminants de l’accès des femmes aux plus hauts postes dans les entreprises sont connus (parcours scolaire, appropriation des normes organisationnelles, soutiens personnels et professionnels, disponibilité totale), la façon dont les femmes les mobilisent dessine un paysage de stratégies différentes. Les plus traditionnelles sont conformes aux normes sociales et organisationnelles, d’autres plus novatrices peuvent être porteuses de changements dans l’entreprise et la société, sans pour autant remettre directement en cause le fonctionnement organisationnel des entreprises au sein desquelles elles exercent leurs fonctions. Les pistes pour une politique publique visant à accroître le nombre de créateurs femmes, qui résultent de ces études, sont :

  • un travail sur les représentations, par la mise en avant d’exemples d’entrepreneures à même de stimuler un public pouvant s’identifier, en ciblant peut-être spécifiquement les étudiant(e)s de filières scientifiques

  • la priorisation de certaines actions de formation dont bénéficieraient principalement les femmes (par ailleurs plus promptes à accepter de se faire accompagne) en profilant les personnes en cours de création sur la base d’indicateurs comme l’âge, le statut en emploi, le type de projet…

Lire le document sur l’entreprenariat féminin, lire l’étude sur le plafond de verre